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La « Virgule » de Mitry-Mory doit rester  une priorité pour les instances politiques du Département

Dans un entretien avec le journal « L’AXONAIS » n°276, du 29 août 2019, M. Didier Boda, président démissionnaire du SITU,
revient sur le projet de jonction ferroviaire dite « Virgule » de Mitry-Mory, cette solution devant permettre un accès direct à la
plate-forme de Roissy depuis les communes de l’Aisne desservies par la SNCF sur l’axe Paris-Laon.
A ce propos, M. Boda indique : « Quel crédit peut-on accorder à ce projet de jonction… sans s’assurer préalablement du soutien
des territoires de proximité et sans prendre en compte les évolutions structurelles et économiques du Grand Paris ? » avançant au
passage : « On pèse trop peu pour chercher à imposer un tel projet sur un territoire qui n’est pas le nôtre. »
Sans vouloir m’immiscer dans la controverse qui oppose M. Boda au maire de Soissons et au président de la Communauté
d’agglomération du Grand Soissons sur la question, je m’autorise à apporter les précisions suivantes dans un dossier pour lequel je
suis engagé, sur le plan personnel autant que politique, depuis de très nombreuses années déjà.
Les remarques formulées par M. Boda sont marquées au coin du bon sens : la question de la « Virgule » qui intéresse au
premier chef nos territoires, échappe à nos prérogatives administratives et politiques. C’est précisément pour cette raison que je
m’implique depuis des années aux côtés des associations d’usagers Franciliens et du Valois ainsi que des autres parties prenantes
au projet de CDG Express, tant il est vrai que les deux dossiers – CDG et « Virgule » – sont intimement liés. Ceci fait doublement
de nous des soutiens au CDG Express :
I. Comme Axonais puisque, sans CDG, pas de « Virgule »
II. Comme Français attachés au rayonnement de notre pays et au bien-être de ses habitants, puisque, bien pensé et bien
réalisé, le CDG Express constituerait un atout pour l’ensemble de l’espace francilien et tout particulièrement pour la partie qui
regarde dans notre direction.
Dans cette perspective, je plaide en toutes occasions pour une solution aboutie selon l’intérêt du plus grand nombre – Franciliens,
habitants de l’Oise et Axonais – dans le cadre d’une vision large d’Aménagement du Territoire pilotée par l’État (censé être) stratège,
privilégiant la recherche de complémentarités et de synergies entre les territoires plutôt que la segmentation de ces derniers et le
découplage de leurs intérêts respectifs.
Ces problématiques relèvent d’enjeux politiques forts autour de la question : quelle ambition pour la France dans la diversité, la
complémentarité et l’équilibre de ses territoires ?
Sous cet angle, est-il juste, comme le fait M. Boda, d’envisager l’abandon du projet de « Virgule » au prétexte que l’Etat se
désintéresse du sort de la ligne Paris-Soissons-Laon-Hirson ? De même, en affirmant que ce projet ne pourrait voir le jour qu’en
2050, M. Boda, s’enferme dans une logique de déclin qui n’est pas la nôtre dans la mesure où nous combattons celle-ci et proposons
une autre voie pour la France.
En parfait accord avec la ligne politique du mouvement dont je suis l’élu, je considère donc qu’il est possible de faire prévaloir des
choix forts en matière d’Aménagement et d’Infrastructure, à l’opposé des orientations actuelles, et cela dans l’intérêt de nos
territoires respectifs et de la Nation tout entière.

 

Franck BRIFFAUT

Maire de Villers-Cotterêts

Vice-Président d ela Communauté de Communes de Retz en Valois

Président du groupe RN au Conseil départemental de l’Aisne